L’espérance de vie est une variable pertinente dans la gestion patrimoniale qui permet notamment d’estimer les ressources nécessaires en vue de faire face aux dépenses jusqu’à la fin de ses jours et éviter ainsi une transmission trop rapide de ses avoirs aux enfants. En règle générale, les épargnants ont tendance à se baser sur l’espérance de vie à la naissance. Or cette mesure n’est pas réellement appropriée dans la mesure où elle sous évalue nettement la durée de vie puisque près de 65 % des hommes et des femmes dépassent leur espérance de vie à la naissance. Il est donc préférable de travailler sur l’espérance de vie à un âge donné. Pour plus de détails, nous vous renvoyons à notre lettre N°234 de décembre 2014.

L’INSEE vient de publier de nouvelles tables d’espérance de vie à un âge donné, plus adaptées car elles intègrent la notion de niveau de vie. Ces travaux permettent de constater que les plus riches ont une espérance de vie pouvant être 13 ans supérieure à celle des moins aisés. Ainsi, parmi la catégorie des hommes les moins aisés, seule la moitié demeure encore en vie à l’âge de 75 ans alors que, parmi la catégorie des plus aisés, la moitié se trouve être encore en vie à 88 ans. Pour rappel, sans opérer de distinction en fonction des revenus, l’âge médian pour les hommes est fixé à 83 ans.

Vous trouverez sur notre site (https://www.magellanconseil.fr/infos-patrimoniales/esperance-de-vie) les tableaux de l’INSEE dans leur version originale. Ces derniers demeurent toutefois difficilement compréhensibles puisqu’ils font référence à un revenu fonction du nombre d’unités de consommation. Ces dernières varient selon la taille du ménage et l’âge des enfants et présentent l’inconvénient de ne pas être libellées en euros. De ce fait, nous avons retranscrit dans les tableaux ci-dessous la situation d’un couple sans enfant selon différents niveaux de revenus annuels. Ces tableaux englobent les revenus d’activités nets de cotisations sociales, les revenus du patrimoine et les prestations sociales avant paiement de l’impôt sur le revenu.

1 tableau juillet 18

2 tableau 18

L’INSEE a également intégré dans l’une de ses études le lieu de résidence. Il ressort que la région des Hauts de France est la plus mal classée avec un risque de décès supérieur de 14 % suivie par la Normandie avec un risque de décès supérieur de 11 %. L’Occitanie et les pays de la Loire figurent en tête de ce palmarès avec un risque de décès moindre de 6 % et 5 % par rapport à la moyenne.

Il est à noter que l’influence du niveau de vie est nettement plus forte en termes de risque de décès que celui du lieu de résidence. A en croire les statistiques, qui veut vivre longtemps doit être riche et résider en Occitanie !

 

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